Un menu déjanté 1

Quel artifice le Japon peut-il mieux concevoir que la diversité des plats et mets préparés ? L’excentricité que l’on reconnaît à nos amis vivant au pays du soleil levant n’a pas de limites. Dans un Japon attaché à la tradition, l’influence des grandes marques occidentales et la tradition sacrée n’échappe pas au marché de la nourriture. Voici quelques articles hors du commun que vous pourrez trouver lors de votre prochain voyage à Tokyo. Sucré ou salé, explorons ce que nos papilles gustatives pourraient découvrir.

À l’occasion de Noël, le souhait de se marier à la tradition chrétienne est fort publicisé malgré le pourcentage très faible de croyants (seulement 1% des japonais). Au début des années 70, l’entreprise KFC, ou PFK en français, a eu un succès frappant avec l’une de ses publicités mettant en scène de la dinde, un produit qui n’est pas commun au Japon. À l’époque, le plat, qui avait été l’objet d’une publicité agressive, avait été mis en vente pour 3,000 ¥, ce qui était très coûteux pour ce temps. Le succès écrasant de cette formule cette année a débuté une tradition, Kurisumasu ni wa Kentakkii ou Kentucky pour Noël, et est maintenant la source principale de revenu de l’entreprise. Ainsi, chaque année, KFC lance un menu spécial limité où il est possible de réserver dès Octobre son menu des fêtes. Attention, car la plupart de ces plats sont disponibles jusqu’à épuisement des stocks et cela peut arriver très vite !

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Tokyo est le plus grand marché de poisson du monde. C’est aussi est la source principale de l’alimentation des japonais. On y retrouve plusieurs poissions mortels, tel le fugu qui est bien connu pour sa rareté. Non pas pour le poisson lui-même, mais pour les endroits où il vous est possible d’en manger, car les chefs doivent détenir une licence spéciale afin de le préparer sans danger. Un autre spécimen synonyme de mortalité est le poisson-pierre qui est reconnu pour être le plus venimeux sur la planète. Il vous faut même une licence spéciale pour simplement pouvoir le prendre. Pour vous donner une idée, le vendeur doit d’abord dépecer le poisson de sa partie venimeuse puis insérer une tige de métal le long de la colonne du poisson-pierre pour éviter la rigidité cadavérique. Il vous sera ensuite possible de le cuisiner comme bon vous semble à la maison. La partie la plus délicieuse, selon les amateurs, est le foie de poisson-pierre. Mélangez-le à votre sauce soja pour y tremper les autres morceaux de chair. C’est une étrange relation de désir pour un poisson pourrait vous tuer !

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L’étendue du savoir-faire et de l’étrangeté japonaise ne se limite pas à ces deux items. Restez attentif à la sortie de la prochaine chronique; nous explorerons le côté savoureux de la viande ainsi qu’un poisson qui se démarque non pas dans l’espèce, mais dans sa préparation. D’ici là, si vous pensez rester au Japon pour le temps des fêtes, n’oubliez pas de commander votre baril de dinde à l’avance !


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