Un menu déjanté 2

Quel artifice le Japon peut-il mieux concevoir que la diversité des plats et mets préparés ? L’excentricité que l’on reconnaît à nos amis vivant au pays du soleil levant n’a pas de limites. Nous avons exploré dans la dernière chronique des mets autant mortels que festifs. Maintenant, nous nous intéresserons à un met qui se fait de plus en plus rare dû à la préparation ainsi qu’à une spécialité japonaise de renom; le bœuf Kobe.

La relation entre la nourriture et la spiritualité est aussi un aspect fort présent dans le perfectionnement de la viande. Le bœuf Kobe, qui est une spécialité japonaise, est le meilleur exemple. Classé parmi les meilleures viandes au monde, elle dépasse même l’échelle de qualité donnée par les États-Unis. La catégorie la plus haute en terme de qualité est la « prime » et le bœuf Kobe surpasse même celle-ci. C’est également pour cette raison que la viande de Kobe possède sa propre échelle de qualité. Seulement une sélection de fermiers est autorisée à faire l’élevage des vaches Tajima-gyu de la préfecture de Hyogo. À chaque matin, le troupeau est soigneusement brossé et massé pour aider à leur détente. Pourquoi ? Parce qu’une vache bien traitée a tendance à être plus docile et mangera davantage, ce qui augmentera l’apport en graisse dans la viande et attendrira celle-ci. Le troupeau est également laissé plusieurs heures en liberté dans le pâturage.

Certains producteurs iront même jusqu’à donner de la bière à leurs vaches pour les aider à se détendre. Si l’argent n’est pas un problème, il vous sera possible de déguster cette viande hors du commun au Japon. Attention aux imitations hors du pays, car celui-ci est estimé à près de 150$ USD pour 1 livre de bœuf Kobe (environ 137€ 0,45 kilogrammes).

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Parfois, ce n’est pas dans le produit brut que vous trouverez l’unicité du produit, mais dans sa préparation. Une famille au japon, kitamura, se spécialise dans la préparation d’un poisson séché et fermenté que l’on appelle Funa Zushi. Elle est l’une des trois producteurs de ce poisson dont la méthode de fabrication date de plus d’un millénaire. Celui-ci requiert plus de 5 ans de préparation et d’entreposage avant d’être prêt. Le poisson, un Funa, est d’abord entreposé pendant quatre ans puis, séché à la quatrième année de fermentation. Il n’est sorti que temporairement des barils de riz pour cette étape puis replacé à l’intérieur de ceux-ci pour la dernière année. La mixture servant à entreposer le poisson (riz) conserve le poisson, mais c’est au prix d’une odeur des plus repoussantes, car une certaine décomposition a lieu à l’intérieur.

Parlant du prix, ce met, qui est reconnu pour être un signe de distinction, ne cède pas sa place. Un authentique Funa Zushi de 25 cm de long pourrait vous coûter près de 8,400 yen.

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Il vous faudra donc prévoir une bonne somme si vous désirez explorer le Japon par vos papilles gustatives. Autrement, pour une expérience culinaire plus simple et abordable, vous pourrez tenter votre chance dans les nombreux restaurants ouverts directement sur la rue tels les fameux carts de ramen.


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