FALLIN’ ANGELS SILENCE

Jeux

HISTOIRE

Ce jeu ne semble pas avoir de lien direct avec le scénario d’Evangelion, se contentant de lui reprendre certains de ses personnages (en l’occurrence Rei, Maya, et Ritsuko) et certains éléments comme l’AT-Field. Le reste est une autre histoire…

AVIS

Au premier abord, Fallin’ Angels Silence séduit. Ecran-titre bleu nuit avec en fond mouvant le regard toujours aussi expressif de Rei en gros plan, musique entre orgues et choeurs, et menus sobres et efficaces. A ce moment-là, on ne sait pas encore à quoi on va jouer, mais ça se présente plutôt bien. Une nouvelle partie lance une intro classique, avec personnages fixes discutant entre eux, qui permet d’apprécier d’ores et déjà des voix soignées proches des voix originales de la série, et un style de dessin plutôt fidèle, si ce n’est la poitrine des personnages féminins qui se voit particulièrement augmentée. Ce dernier point rassure : on va voir du hentaï. Après avoir choisi comme personnage Maya ou Rei, le jeu se lance. Et là l’enthousiasme en prend un petit coup. On se retrouve en fait dans un jeu en 2D graphiquement très pauvre, dans un immeuble à trois étages (+ le toit), chaque étage étant constitué de six petites cellules encerclées de couloirs. L’action consiste alors à ouvrir successivement les portes des cellules, en sachant qu’il y en a trois « bonnes » et trois « mauvaises » : dans le bon cas de figure, vous délivrez une petite fille qui s’accroche à vous, et qu’il faut ramener jusqu’au dernier niveau, sur le toit, pour qu’elle soit considérée comme « sauvée ». Bien sûr, vous pouvez avoir plusieurs filles accrochées derrière vous pour aller plus vite. En revanche, les choses se compliquent fortement si vous tombez mal en ouvrant la porte. En sort alors un personnage ressemblant fortement à un jawa de Star Wars, qui va se mettre à arpenter les couloirs à toute vitesse. Un contact de ce personnage tue les filles que vous devez sauver, et vous fait perdre un point de vie définitif. Au bout de trois contacts, vous êtes mort. Les choses deviennent donc sportives si vous ouvrez les trois mauvaises portes. Surtout qu’avec le temps d’autres jawas en sortent… et que dans les trois derniers étages un autre obstacle se dressera sur votre chemin en la présence de flammes se multipliant avec le temps, se promenant lentement dans les couloirs, et ne faisant rien d’autre que de s’accrocher fermement à vous en vous ralentissant pendant le laps de temps qu’il leur faut pour s’éteindre, laps de temps plutôt long. Le nombre de flammes que vous pouvez porter sur vous est semble-t-il illimité, et ce sont de vraies plaies contre lesquelles on ne peut rien faire d’autre que de les subir ou les éviter, étant donné qu’elles ne sont sensibles à aucune de vos attaques. Oui, oui, « attaques ». Maya et Rei ont en effet un petit arsenal de trois pouvoirs (en nombre d’utilisations limité) chacune pour faire face aux jawas. Pour Maya, de petites fioles qui partent droit devant elle en tuant un jawa d’un coup, un mouvement d’attaque qui dégage les jawas sur tout un couloir, et enfin un tapis de fleurs ( ?) qui se déroule sur tout un couloir, bloquant les jawas où ils sont, et qui reste là jusqu’à ce que vous créiez un nouveau tapis floral ailleurs. Bref, ça fait pas très Evangelion, tout ça… Ca le fait en revanche un peu plus pour Rei, qui se voit elle aussi nantie de projectiles moins puissants que les fioles de Maya (il en faut 2 pour tuer un jawa), la possibilité d’envoyer des doubles d’elle-même dans les couloirs, détruisant avec eux les jawas qu’ils touchent, et enfin et surtout l’AT-Field, qui la rend, ainsi que les filles qui sont accrochées à elle, invincible aux jawas et aux flammes. Inutile de dire que l’AT-Field est en temps limité… Les héroïnes commencent le jeu avec leurs deux pouvoirs les plus faibles, le reste dépendant des recharges, qui s’obtiennent en nombre limité sur le toit, au tout dernier niveau, ou à chaque jawa tué. Elles se présentent sous la forme d’une petite particule de couleur différente selon le pouvoir qu’elles donnent et se prennent en les ramassant avec l’un des deux boutons d’attaque. Si vous avez déjà le même pouvoir sur le bouton d’attaque que vous choisissez, il se recharge. S’il est différent, ils se remplacent et tombe sur le sol le pouvoir que vous possédiez précédemment. Inconvénient majeur immédiat : si vous vous trouvez face à un jawa alors que vous êtes sur une case où il y a un pouvoir à ramasser, vous ne pourrez pas vous défendre, puisque les boutons d’attaque serviront alors à ramasser le pouvoir en question. Vraiment pas pratique, et rageant quand on se rend compte que les points de vie perdus ne peuvent être récupérés…. Ce sont là les bases du jeu, qui, si elles sont plutôt honnêtes sur le papier, amènent avec elles leur lot de reproches dont je viens d’exposer le premier, et qui contribuent à rendre ce jeu d’une difficulté exaspérante. Premier point : la position des bonnes et mauvaises cellules à chaque niveau est aléatoire. Vous pouvez un coup tomber sur les 3 filles à sauver, et un coup sur les dizaines de jawas qui vont sortir des mauvaises portes. Ce serait bien évidemment trop facile si les filles étaient toujours au même endroit, mais l’aspect chaotique qu’implique le hasard rend le tout beaucoup trop aléatoire. Un gros problème de conception qui plombe pas mal le soft. Deuxième point : les jawas, et surtout les flammes, sont beaucoup trop nombreux. Ca en devient vraiment décourageant, et rend l’AT-Field d’un attrait véritablement supérieur aux autres pouvoirs, ne serait-ce que pour les nerfs… Troisième point : la suite du jeu, qui reste totalement opaque pour moi. Après avoir pas mal bataillé et utilisé plus d’AT-Field que les Anges de la série entière, j’ai pu arriver à récupérer les 9 filles et les ramener sur le toit, mais rien ne se déclenche. Peut-être cela a-t-il un lien avec la présence d’un bouton d’alarme à chaque étage ? Ce bouton, une fois activé, déclenche l’alerte rouge, ouvrant toutes les portes du niveau d’un coup. Intérêt très discutable quand toutes les filles de l’étage ne sont pas sauvées (puisqu’elles se retrouvent alors dans des couloirs infestés de jawas – mort immédiate pour toutes…), et inconnu quand elles sont effectivement toutes sauvées (je me suis pris trois jawas d’un coup en redescendant du toit – mort immédiate et game over, j’ai pas eu le courage de recommencer…) En théorie, on devrait arriver à déclencher l’apparition d’un boss. En théorie, donc… Et maintenant, en ce qui concerne le dernier point, ce sont vos performances (avec le nombre de filles sauvées) qui font grimper à mesure le niveau de « scène hentaï » auquel vous avez droit. Je n’ai pas réussi à voir au-delà du premier (obtenu en ressortant de l’immeuble par la porte du rez-de-chaussée), alors même que j’étais en droit d’avoir le troisième… Finalement, j’ai pu voir les scènes hentaï, finalement peu nombreuses mais fort jouissives pour les fans d’Evangelion (le style du dessin qui fait « vrai » y est pour beaucoup) en magouillant avec la sauvegarde… Dernière chose : ce jeu a un grand frère, « Fallin ‘ Angels Contact », mettant en scène Asuka et sa copie déléguée de classe dans un jeu au style semble-t-il bien différent de ce « Silence ». (voir le site de l’éditeur)

TRUCS

Touches : w », « x » = touches d’attaques, « c » pendant les scènes de transitions pour cacher les textes, « v » pendant ces mêmes scènes pour passer les dialogues. »

LIENS

Site de l’éditeur, spécialisé semble-t-il dans les parodies et les détournements ( voir « Chobitch »…) : http://www10.ocn.ne.jp/lgs/ « 

DÉTAILS

  • Support : 1 fichier (450 MO environ)
  • Os : XP
  • Censure : OUI
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