JEWEL KNIGHTS CRUSADERS

Jeux

HISTOIRE

Vous vous nommez Ginji, et votre unique passion dans la vie et de traîner dans les rues en cherchant le maximum de bagarre possible. Vous n’avez jamais été vaincu, et vous pensiez avoir déjà tout vu dans la vie … du moins jusqu’à tomber, au détour d’une ruelle sordide, sur quatre filles habillées bizarrement. « Tournage d’une série télé, sans nul doute », telle est la pensée qui vous vient à l’esprit juste avant de vous faire renverser par une vague de force… Lorsque vous vous réveillez à l’hôpital, quelle n’est pas votre surprise de reconnaître en votre infirmière l’une des filles de la ruelle. Et quelle n’est pas votre honte lorsqu’elle s’excuse pour le coup qu’elle vous a porté ! Quoi ? ! Le roi des street fighters mis au tapis par une infirmière ? Oui, mais une infirmière, Meno, qui fait partie des Jewel Knights, groupe combattant les démoniaques Ragnarokkr dont la seule ambition est de conquérir le monde. Et elle et ses amies, Hasui et Ruri, vont bientôt avoir besoin de votre force pour les aider dans leur dur combat. Pourquoi refuser ? Elles sont mignonnes, et les ennemies n’ont pas l’air pas mal non plus… De quoi donner de la motivation au nouveau super héros de la ville, Ginji « Jewel Silver » !

AVIS

Honnêtement, au moment de lancer le jeu, je n’en attendais pas grand-chose. Je n’en connaissais alors que des images (intrigantes certes mais qui ne laissaient présager rien d’exceptionnel) et ne connaissais absolument pas le thème. Grave erreur ! Ce jeu est le seul représentant que je connaisse de la catégorie « parodie de sentai (séries à la Bioman)» (peut-être pourrait-on citer Beat Angel Escalayer, mais c’est un monument de sérieux à côté de Jewel Knights), et il assume entièrement son côté décalé. Par son thème, déjà. Au départ, les Jewel Knights semblent correspondre à des héroïnes classiques, mais l’illusion se dissipe vite, ne serait-ce que par leur moyen de transformation, un string magique qui apporte plus d’inconvénients que d’avantages, ce que l’histoire ne se privera pas d’exploiter. Ensuite, le héros qui les rejoint, Ginji, alias « Jewel Silver », est la caricature même du héros de sentaï, et c’est lui qui entraînera les autres filles dans son délire de super héros-qui-doivent-prendre-la-pose-et-dire-de-belles-phrases-pour-leur-entrée-en-scène, entrée en scène qui foireront à chaque fois faute d’avoir bien appris son texte… Enfin, les méchantes ne sont pas plus sérieuses, et les plans machiavéliques de leur chef ne conduira celle-ci qu’à subir les sévices imposés par un Jewel Silver annonçant ensuite à ses amies qu’il s’est fait semer… Par sa forme, ensuite. Pour mieux rendre l’ambiance de la série télé, le jeu a en fait été découpé en épisodes eux-mêmes découpés en plusieurs parties. Ces épisodes comportent comme il se doit des eye-catch (vous savez, les petites coupures de 2 secondes en milieu d’épisode), ainsi qu’un résumé de l’épisode suivant sous la forme exacte de ce que l’on peut voir dans les séries animées traditionnelles. Le tout ajoute énormément à l’ambiance. Et le joueur, alors, quelle place lui reste-t-il ? Hé bien il peut intervenir comme dans une aventure à choix multiples classique. Après les épisodes d’introduction, chaque nouvel épisode commencera par le choix d’une fille avec laquelle Ginji se rapprochera… Ces choix se compléteront avec d’autres choix (rares) à l’intérieur de chaque épisode pour décider quels seront les deux derniers chapitres de la série…. En sachant qu’en cas d’égalité entre les filles, l’épisode de fin sera un épisode mettant en scène un plan machiavélique de la méchante pour dérégler les transformations de nos héroïnes… ce qui sera un prétexte pour mettre en place des scènes de catgirls, de poitrines disproportionnées à la Milk Junkies ou de dickgirls. Signalons encore des personnages auxquels on s’attache assez facilement ainsi que des dialogues très réussis, en particulier lorsque intervient la voix-off céleste qui, comme dans un X-Or de base, explique les pouvoirs des protagonistes et se fait critiquer ou rembarrer par ceux-ci, qu’elle interrompt en pleine action… Deux bémols cependant : les CGs qui auraient mérités d’être plus soignés, même s’ils se laissent quand même regarder. Ensuite, la durée de vie plutôt courte étant donné que le système d’épisodes implique une simplification de la trame au niveau des choix. Après quelques épisodes, on voit très bien comment avoir toutes les scènes et tous les CGs… et on ne se trompe effectivement pas.

DÉTAILS

  • Support : 2 CD
  • Os : 98 / 2000 / XP
  • Censure : Non
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