KNIGHTS OF XENTAR – DRAGON KNIGHT III

Jeux

HISTOIRE

Votre nom est Desmond et vous êtes un héros. Le drame à l’origine de ce volet de la saga Dragon Knight, c’est que vous tombez dès le départ sur de vulgaires brigands. Bien entendu, vous refusez de tirer votre épée légendaire contre de tels gueux. Résultat, vous vous retrouvez assommé et à poil dans le caniveau. Votre premier objectif en reprenant conscience sera de retrouver la trace de votre équipement qui a été promptement vendu… et vous ne vous doutez pas que cette aventure au départ misérable va en fait marquer une étape supplémentaire de votre destin, surveillé par des forces dont vous ne savez encore rien…

AVIS

Bon, soyons clairs tout de suite, ce jeu est un « oldie », un soft vieux comme Hérode, qui ne fonctionne sur nos machines de course modernes qu’au prix de bidouilles ou d’utilitaires comme DosBox, ou encore, ce qui fut mon cas il y a quelques temps, coincé avec un antique Pentium 133 avec Win95. Je me suis donc mis à ce Knights of Xentar par dépit… et puis j’ai finalement bien aimé. Pourquoi donc, me demanderez-vous ? (Si, si, faites au moins semblant pour ne pas casser mes effets, svp). Ce n’est certes pas par intérêt pour les graphismes, qui font très clairement leur âge. Même si par certains aspects le jeu était plutôt ambitieux pour son époque (par exemple en proposant deux vues possibles, de dessus et une sorte de 3D isométrique applatie injouable), il faut bien avouer qu’on est plutôt proche de la NES, qui n’est pas vraiment une console « next gen ». Inutile également de s’attarder sur l’aspect sonore. Les musiques sont écoutables avec beaucoup de modération, et les bruitages sont en revanche insupportables. Bref, on oublie l’aspect technique. Restent alors deux éléments essentiels pour un RPG. Tout d’abord, commençons par le plus particulier, le gameplay. Les parties explorations sont d’un classicisme total, avec la bonne vieille alternance ville/extérieur/donjon. La découverte des villes sont à chaque fois l’occasion de découvrir de nouvelles boutiques avec de nouvelles armes, de nouveaux items… bref de nouveaux tout, ce qui est vieux comme le monde, mais fonctionne toujours pour donner envie d’avancer un peu plus loin. Les parties en extérieur et en donjons sont marquées par un système de rencontres avec les monstres que je trouve personnellement abominable et se retrouve dans de nombreux RPG de l’époque, les Final Fantasy en tête, le fameux système du « je marche et pof d’un coup, rencontre et combat ». Encore une fois, la fréquence de ces irruptions soudaines de combats est beaucoup trop élevée , et cela peut vraiment nuire au plaisir de l’exploration, puisqu’on ne peut parfois pas faire trois mètres sans combattre deux gigatonnes de monstres en goguette. Fort heureusement, certaines boutiques en ville proposent à la vente un fort efficace repoussoir de monstres, malheureusement également fort limité dans le temps. C’est tout de même toujours bien bon à prendre. Puisqu’on parle de monstres, autant en venir au chapitre des combats. Ceux-ci sont représentés en vue de profil, les ennemis à gauche, vos héros à droite. Et alors, concrètement… vous n’avez pratiquement rien à faire. En effet, le système de combat est assez original dans le sens où il dépend d’une jauge par héros, jauge qui monte régulièrement. Plus la jauge est pleine au moment où le héros frappe, plus il frappe fort. La seule chose que peut faire le joueur est de changer le préréglage qui fera frapper chaque héros : vite et faiblement, ou fort mais lentement, pour schématiser. Une fois le préréglage fait, vous pouvez garder les bras croisés et regarder vos petits avatars. Vous ne pouvez intervenir de façon active qu’en leur faisant utiliser des items (potions de vie, entre autres), ou en leur faisant invoquer leurs sorts. Vous aurez noté que je parle des héros au pluriel. En effet, j’en arrive maintenant au point centeal du jeu, l’histoire. Si au départ Desmond fait une bonne partie du chemin seul, il sera rejoint au cours de son épopée par deux autres compagnons, Rolf et Luna, un guerrier barbare et une prêtresse magicienne, qui l’aideront dans sa quête. Celle-ci est relativement classique et ne provoquerait en elle-même qu’un intérêt poli.. . mais ce serait compter sans LE point fort du titre, ses dialogues et ses situations. En effet, Knights of Xentar est un jeu qui ne se prend pas au sérieux, et il le fait extrêmement bien. Le héros est une caricature de sauveur du monde, aux pieds duquel les filles tombent comme des mouches (exceptées de fortes têtes comme Luna qui ne cesse de chambrer ce compagnon vantard), dont les lieux d’exploits antérieurs sont devenus un parc d’attraction où tout porte son nom et où chaque fille se vante d’avoir passé au moins une nuit avec lui, promesse de mariage à la clé, et qui déclare enfin ouvertement à Rolf, en plein donjon, qu’il vaut mieux qu’il reste en arrière en cas de danger, puisque c’est lui, la star, qui doit survivre. Tout ceci se combine en un mélange où l’ironie le dispute à un second degré constant, en des dialogues véritablement ex-ce-llents. J’en finirai par un point directement lié à ce qui vient d’être évoqué : l’aspect hentaï. Les scènes sont liées à des situations mises en scène avec le même souci de non-sérieux, que ce soit dans le ton ou dans le clin d’oeil (rentrent dans cette catégorie, par exemple, des scènes avec une Blanche-Neige bien chaudement harcelée par ses nains, ou un Chaperon-Rouge avec un loup occupé à une fouille corporelle en règle). Le style graphique de ces scènes est agréable à l’oeil, même si les images sont bien tramées, elles sont relativement nombreuses et certaines sont optionnelles. Il va donc falloir farfouiller un peu pour tomber dessus… Dernière chose, enfin : le titre a une durée de vie excellente. Ne comptez pas le finir en une après-midi, à moins d’user de sauvegardes trouvées sur le net (mais tricher ne regarde que vous, n’est-il pas ?)

TRUCS

Dans la maison de Blanche-Neige, n’oubliez pas que les Nains, c’est bien connu, ont toujours un trésor… Qui sait ? Farfouillez un peu, au cas où…

LIENS

Une vraie mine d’or sur ce jeu… (Sauvegardes complètes entre autres…): http://members.tripod.com/~chaz16/3.html

DOWNLOAD

Knights of Xentar a l’avantage de son âge : il est tombé dans l’abandonware. Du coup, plein de sites le proposent au download…

DÉTAILS

  • Support : 1 fichier (7,37 MO env.)
  • Os : DOS
  • Censure : Oui, à travers des angles de vue
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